Rudolf Noureev directeur du Ballet de l'Opéra de Paris



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En 1983, on offrit à Noureev le poste de Directeur de la Danse à l'Opéra de Paris. Nommé par le Ministère de Jack Lang, Noureev va s’employer à agrandir le répertoire, l’enrichissant en amont de reconstitutions de l’époque baroque et pré-romantique, et en développant en aval des commandes aux jeunes chorégraphes de la danse contemporaine. Rudolf Noureev améliore les conditions de travail des danseurs, en faisant construire de nouveaux studios.

Noureev voulait que les danseurs, comme lui, puissent expérimenter de nombreux styles : allant des grands classiques (qui n'étaient pas bien représentés jusqu'alors à Paris), des reprises et des reconstitutions d'œuvres françaises historiques, aux meilleurs ballets de notre époque et aux créations. Outre l'enrichissement ainsi apporté à la compagnie, il stimula les danseurs en leur donnant leur chance très tôt, dès leur sortie de l'école (qui bénéficia grâce à lui de nouveaux locaux, et la compagnie se vit octroyer de nouveaux studios de répétition).

Il bouscule la hiérarchie du corps de ballet, en distribuant dans les rôles de solistes les jeunes espoirs de la Maison et nommera cinq étoiles dans leur vingtième année.

Le nombre de représentations augmenta et des tournées furent organisées. Les réactions des danseurs français décrivant l'arrivée de Noureev rejoignent celles de David Wall du Royal Ballet : " Une inspiration incroyable… il rendait le travail si intéressant et si épanouissant… Il aidait toujours les danseurs qui le lui demandaient et j'avais le sentiment que je pouvais toujours aller le consulter pour n'importe quel problème professionnel en étant certain qu'il me répondrait en toute honnêteté. "

Rudolf Noureev porte le prestige de l’Opéra de Paris sur les scènes internationales, emmenant la troupe aux Etats-Unis, trois fois de suite (1986, 1987, 1988 après une absence française de plus de trente ans) et la faisant participer aux festivals de Venise, de Vienne, d’Athènes ou au Festival d’Avignon. Et surtout, il maintient la compagnie à son plus haut niveau.